Le pardon

Le pardon de Loc-Ildut existe certainement depuis des siècles. En 1661, nous savons qu’il avait lieu le dernier dimanche de mai. En 1838, il se tenait le jour de la Fête-Dieu. Interrompu à partir de la Première Guerre mondiale, il renaît très modestement en 1932, à l’initiative des voisins qui se sont mobilisés pour empêcher le démantèlement de la chapelle. Le pardon se limite alors à une messe célébrée le 3e dimanche d’août mais celui-ci n’attire que les riverains. La véritable renaissance n’intervient qu’en 1965. Le nouveau curé, l’abbé Jean-Louis Broc’h, est désireux d’impliquer ses paroissiens dans des entreprises fédératrices. Dès son arrivée, il songe à relancer le pardon et à lui donner une ampleur nouvelle, en accord avec le nouveau maire, Albert Guennegan.

 

Abbé Broc'h

Abbé Broc’h – Photo: Albert Pennec

 

Le 19 août 1965 a lieu le « pardon de la renaissance ». Son déroulement tient à la fois du pardon traditionnel et de la « fête bretonne » dans l’esprit du Bleun Brug (Fleur de bruyère), mouvement religieux et culturel breton, alors très influent. Religieux et profane se mêlent : messe en langue bretonne, procession et vêpres en plein air, repas champêtre, jeu scénique et fête folklorique. Le pardon de Loc-Ildut n’est pas réédité l’année suivante car Sizun accueille l’une des grandes fêtes annuelles du Bleun Brug, mais il devient annuel à partir de 1967. A partir de 1976, le pardon est co-organisé par la paroisse, le Comité des Fêtes et l’Association Sportive de Sizun.

 

Affiche du pardon de 1969

Affiche du pardon de 1969 – Photo: J.Y. Le Men

 

Les années 1980 voient le pardon s’épanouir sous l’impulsion de l’Association des Amis de Loc-Ildut fondée en 1985. A partir de 1988, la fête se déploie dans un site totalement remanié, la chapelle disposant désormais d’un vaste terrain beaucoup plus adapté. La procession, en costumes du pays, regroupe jusqu’à 200 participants. L’eau des trois fontaines du site est utilisée au début de la messe pour l’aspersion des fidèles. Le pardon promeut les jeux bretons, en particulier le kiliou koz (quilles). En soirée, un kig ha farz conclut la fête.

 

Le pardon aujourd’hui

 

Photo primée S. Gargade

Photo primée par S. Gargadennec

Véritable institution de Sizun, il réunit chaque année des centaines de fidèles à la messe du matin, encadrée par deux processions où les croix, bannières et statues sont portées par des personnes en costume du pays. Le repas champêtre fait la transition entre le sacré et le profane. L’après-midi, le pardon accueille le cercle celtique de Sizun, les Lapoused ar Menez, et un cercle extérieur, ou des musiciens. Des moments musicaux (harpe celtique, flûte, violon) sont offerts dans la chapelle, où sont exposées les riches enseignes de la procession du matin. Les diverses animations réunissent les générations, les habitants du lieu et les visiteurs de l’été.

Le pardon commence par une messe en langue bretonne, précédée et suivie par une procession. Les porteurs de croix, bannières, reliques et statues revêtent tous le costume du pays de Sizun.

 

A midi, un repas champêtre est servi devant le relais de diligences.

 

 

L’après-midi, place à la fête profane. Musique et danses se succèdent sur le podium : l’entrain des Lapoused ar Menez, le cercle celtique de Sizun, appelle le public à rejoindre la danse. Les amateurs de jeux bretons s’en donnent à cœur joie.

 

Autre ambiance dans la chapelle : les harpes invitent à la sérénité…

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